{"id":7312,"date":"2020-02-03T10:25:34","date_gmt":"2020-02-03T09:25:34","guid":{"rendered":"https:\/\/innovatione.eu\/2020\/02\/03\/cultures-rentables-et-croissantes-amandes\/"},"modified":"2020-02-03T10:25:34","modified_gmt":"2020-02-03T09:25:34","slug":"cultures-rentables-et-croissantes-amandes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/innovatione.eu\/fr\/2020\/02\/03\/cultures-rentables-et-croissantes-amandes\/","title":{"rendered":"CULTURES RENTABLES ET CROISSANTES : AMANDES"},"content":{"rendered":"<p>En 2018, l&rsquo;Espagne \u00e9tait le troisi\u00e8me producteur d&rsquo;amandes au monde, avec un volume de r\u00e9colte de 4 %, les \u00c9tats-Unis \u00e9tant les premiers, avec 80 %. Ce fait a ses avantages, \u00e9tant donn\u00e9 que ses mod\u00e8les de culture peuvent \u00eatre pris comme point de r\u00e9f\u00e9rence pour ceux qui envisagent de se lancer. Malgr\u00e9 ce que l&rsquo;on pourrait penser, la superficie consacr\u00e9e \u00e0 la culture des amandes est beaucoup plus importante en Espagne. La diff\u00e9rence de productivit\u00e9 est due au syst\u00e8me de production intensif, hautement technique et irrigu\u00e9 de la Californie. Contrairement au pistachier, dont la popularit\u00e9 est une tendance et dont l&rsquo;\u00e9volution dans le temps est donc inconnue, le march\u00e9 de l&rsquo;amandier est actuellement beaucoup plus stable. Malgr\u00e9 cela, il faut garder \u00e0 l&rsquo;esprit que le march\u00e9 peut changer d&rsquo;un moment \u00e0 l&rsquo;autre, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de savoir exactement ce qui va se passer au-del\u00e0 des pr\u00e9dictions.<\/p>\n<ul>\n<li>Caract\u00e9ristiques g\u00e9n\u00e9rales<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;amandier (Prunus dulcis) est un arbre \u00e0 feuilles caduques, appartenant \u00e0 la famille des rosac\u00e9es, peu feuillu, g\u00e9n\u00e9ralement dress\u00e9, bien que certains soient plus ou moins ouverts. Au sein de cette esp\u00e8ce, trois groupes taxonomiques peuvent \u00eatre class\u00e9s, \u00e0 savoir Communis (amande commune), Amara (amande am\u00e8re) et Fragilis (amande douce). Les amandiers se distinguent du reste des esp\u00e8ces du genre Prunus par leur taille et leurs feuilles allong\u00e9es, mais le principal \u00e9l\u00e9ment distinctif est le fruit vert, qui diff\u00e8re de mani\u00e8re complexe des fruits aux couleurs vives, comme le rouge et le violet, typiques de ce genre.<\/p>\n<p>Le tronc n&rsquo;est pas tr\u00e8s vigoureux et l&rsquo;\u00e9corce est lisse et verd\u00e2tre lorsque la plante est plus jeune, devenant rugueuse et craquel\u00e9e, avec des nuances plus sombres au fur et \u00e0 mesure de son d\u00e9veloppement. Les branches peuvent avoir ou non des \u00e9pines et les feuilles sont allong\u00e9es, \u00e9troites et pointues, avec un limbe dent\u00e9. La largeur des feuilles et leur disposition sur la tige permettent de distinguer les diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me racinaire est adapt\u00e9 aux conditions d&rsquo;un climat sec, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il est fort, peu ramifi\u00e9 et bien ancr\u00e9. Les racines sont assez lignifi\u00e9es, ce qui signifie que la plupart de l&rsquo;eau de la membrane cellulaire a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par de la lignine, ce qui entra\u00eene un durcissement et une augmentation du volume. Lors du d\u00e9marrage d&rsquo;une culture, il est n\u00e9cessaire de garder \u00e0 l&rsquo;esprit qu&rsquo;ils ne sont pas tr\u00e8s tol\u00e9rants \u00e0 la transplantation.<\/p>\n<p>Les bourgeons peuvent \u00eatre class\u00e9s en deux cat\u00e9gories : les bourgeons terminaux ou apicaux, situ\u00e9s \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 de la branche, et les bourgeons axillaires ou lat\u00e9raux, qui, comme leur nom l&rsquo;indique, sont situ\u00e9s sur le c\u00f4t\u00e9 de la tige. Les bourgeons apicaux sont toujours v\u00e9g\u00e9tatifs, ils ne fleurissent donc jamais et sont li\u00e9s \u00e0 la croissance longitudinale.<\/p>\n<p>Les fleurs sont hermaphrodites et autost\u00e9riles, donc pour garantir la p\u00e9rennit\u00e9 de la r\u00e9colte, il faut deux individus avec du pollen physiologiquement compatible et, bien s\u00fbr, avec la m\u00eame p\u00e9riode de floraison. En d&rsquo;autres termes, ils ont besoin de ce que l&rsquo;on appelle la f\u00e9condation crois\u00e9e ou pollinisation crois\u00e9e, pour laquelle l&rsquo;action des insectes pollinisateurs est essentielle, car, contrairement \u00e0 ce qui se passe avec la pistache, l&rsquo;action du vent n&rsquo;est pas suffisamment efficace.<\/p>\n<ul>\n<li>Conditions environnementales<\/li>\n<\/ul>\n<p>En ce qui concerne la temp\u00e9rature, il faut savoir que l&rsquo;amandier est une esp\u00e8ce cryophile, ce qui signifie qu&rsquo;il d\u00e9pend du froid pour pouvoir sortir de sa dormance hivernale. En r\u00e9sum\u00e9, un d\u00e9compte final de 169 \u00e0 713 heures de froid, en dessous de 7 \u00baC, est n\u00e9cessaire pour assurer l&rsquo;ach\u00e8vement correct du cycle. Le large \u00e9ventail d&rsquo;heures est d\u00fb \u00e0 la diversit\u00e9 des vari\u00e9t\u00e9s, chacune d&rsquo;entre elles n\u00e9cessitant un nombre d&rsquo;heures sp\u00e9cifique. De m\u00eame, les heures de chaleur pr\u00e9c\u00e9dant la floraison sont essentielles, leur dur\u00e9e devant se situer entre 470 et 1100 heures. Le nombre total d&rsquo;heures chaudes et froides d\u00e9termine donc la date de floraison. En ce qui concerne le d\u00e9veloppement et la croissance de l&rsquo;arbre, la temp\u00e9rature optimale se situe entre 18 et 32 \u00baC, ce qui en fait l&rsquo;une des esp\u00e8ces pr\u00e9sentant la plus grande tol\u00e9rance aux temp\u00e9ratures estivales \u00e9lev\u00e9es. Les sympt\u00f4mes caract\u00e9ristiques du stress thermique, comme la d\u00e9shydratation des tissus tendres (feuilles), n&rsquo;apparaissent pratiquement pas chez l&rsquo;amandier. Cependant, dans les cas o\u00f9 les temp\u00e9ratures d\u00e9passent 35 \u00baC, l&rsquo;activit\u00e9 photosynth\u00e9tique peut \u00eatre s\u00e9rieusement compromise et peut m\u00eame d\u00e9clencher un \u00e9tat de repos v\u00e9g\u00e9tatif afin de r\u00e9sister \u00e0 cette adversit\u00e9 sans dommage grave pour l&rsquo;arbre. Le principal facteur limitant par rapport \u00e0 la temp\u00e9rature est les gel\u00e9es tardives, qui affectent directement la floraison.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les pr\u00e9cipitations, il est important de souligner qu&rsquo;elles ne doivent pas survenir pendant la p\u00e9riode de fructification, car les fruits sont ouverts et les graines peuvent pourrir. Ils sont \u00e9galement capables de tol\u00e9rer des \u00e9t\u00e9s chauds et secs, c&rsquo;est-\u00e0-dire que l&rsquo;eau n&rsquo;est pas un facteur tr\u00e8s limitant.<\/p>\n<p>Les sols les plus appropri\u00e9s pour la culture des amandiers sont les sols alcalins et sablonneux, de sorte que cette esp\u00e8ce a une faible tol\u00e9rance aux sols salins, notamment ceux \u00e0 forte concentration de chlorure de sodium. La profondeur du sol est \u00e9galement un autre facteur \u00e0 prendre en compte, car plus le sol est profond, plus il b\u00e9n\u00e9ficie de l&rsquo;expansion des racines qui, en plus de se d\u00e9velopper en profondeur, le font \u00e9galement en surface, profitant ainsi de l&rsquo;a\u00e9ration et de l&rsquo;eau de pluie. En raison de leur antagonisme, les racines se repoussent lorsqu&rsquo;elles entrent en contact les unes avec les autres, ce qui facilite l&rsquo;exploitation de l&rsquo;ensemble du volume du sol. Pour cette raison, il est recommand\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir des cadres de plantation larges, qui n&rsquo;entravent pas le d\u00e9veloppement du syst\u00e8me racinaire des arbres. Comme elles ne supportent pas l&rsquo;engorgement, un sol bien drain\u00e9 est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<ul>\n<li>Gestion<\/li>\n<\/ul>\n<p>Comme pour le pistachier, la forme la plus courante de production d&rsquo;amandes est pluviale, avec une moyenne d&rsquo;environ 7 kg par arbre et par an. Si l&rsquo;on souhaite obtenir un rendement plus \u00e9lev\u00e9, il faut adopter un mod\u00e8le de culture irrigu\u00e9e ou \u00e0 d\u00e9ficit d&rsquo;irrigation, qui permet d&rsquo;obtenir environ 15 kg, soit le double de la production. On consid\u00e8re qu&rsquo;une plantation est irrigu\u00e9e lorsque l&rsquo;eau est fournie jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les besoins de la plante soient satisfaits. Dans l&rsquo;irrigation d\u00e9ficitaire, l&rsquo;eau est fournie de mani\u00e8re plus strat\u00e9gique, en fonction de la ph\u00e9nologie de la culture, mais toujours en quantit\u00e9s sup\u00e9rieures \u00e0 1000 m3\/ha\/an. L&rsquo;objectif de cette technique est d&rsquo;assurer un niveau de production \u00e9lev\u00e9 avec une consommation d&rsquo;eau inf\u00e9rieure \u00e0 celle des syst\u00e8mes d&rsquo;irrigation traditionnels. Cependant, il faut garder \u00e0 l&rsquo;esprit que l&rsquo;implantation d&rsquo;une culture irrigu\u00e9e implique une s\u00e9rie de co\u00fbts, qui sont plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des cultures pluviales. La m\u00e9thode d&rsquo;irrigation la plus utilis\u00e9e est le goutte-\u00e0-goutte, car elle permet d&rsquo;\u00e9viter les pertes d&rsquo;eau dues \u00e0 une accumulation excessive.<\/p>\n<p>Une fois la d\u00e9cision prise sur le syst\u00e8me \u00e0 mettre en \u0153uvre sur l&rsquo;exploitation (pluvial ou irrigu\u00e9), il faut concevoir un cadre de plantation, bas\u00e9 sur les caract\u00e9ristiques de l&rsquo;environnement et la disponibilit\u00e9 de l&rsquo;eau, un facteur cl\u00e9 dans les syst\u00e8mes pluviaux, ainsi que les machines \u00e0 utiliser. Pour les vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 forte vigueur, des cadres de plantation de 7 x 7 m ou 7 x 6 m sont recommand\u00e9s. Cependant, pour ceux dont la vigueur est plus mod\u00e9r\u00e9e, ils peuvent \u00eatre r\u00e9duits \u00e0 6 x 6 m ou 6 x 5 m. Il faut garder \u00e0 l&rsquo;esprit que dans le cas des syst\u00e8mes pluviaux, l&rsquo;arbre doit disposer d&rsquo;une grande surface pour que son syst\u00e8me racinaire puisse s&rsquo;\u00e9tendre \u00e0 la recherche d&rsquo;eau. Dans les syst\u00e8mes irrigu\u00e9s, l&rsquo;espace doit \u00e9galement \u00eatre garanti pour \u00e9viter la concurrence pour la lumi\u00e8re.<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9lagage<\/li>\n<\/ul>\n<p>On peut distinguer trois types de taille : la taille de formation, la taille de fructification et la taille de renouvellement. Le premier type de taille est effectu\u00e9 pendant les premi\u00e8res ann\u00e9es de vie de l&rsquo;arbre, jusqu&rsquo;\u00e0 environ la sixi\u00e8me ou septi\u00e8me ann\u00e9e, lorsque l&rsquo;amandier est pratiquement d\u00e9velopp\u00e9. Son objectif est de donner forme \u00e0 la structure finale que l&rsquo;arbre doit avoir. Ce terme comprend \u00e9galement la taille de plantation, qui consiste \u00e0 couper les racines \u00e9ventuellement endommag\u00e9es ou trop longues lors de la plantation de l&rsquo;arbre. Dans le cas de la taille de fructification, l&rsquo;objectif est d&rsquo;obtenir une am\u00e9lioration des valeurs de production en coupant les branches \u00e2g\u00e9es, endommag\u00e9es ou insuffisamment productives et en les rempla\u00e7ant par des branches plus jeunes. Il faut garder \u00e0 l&rsquo;esprit que l&rsquo;essentiel est d&rsquo;atteindre un \u00e9quilibre entre la productivit\u00e9 optimale et la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 des fruits. Enfin, la taille de renouvellement, comme son nom l&rsquo;indique, est celle qui consiste \u00e0 couper la majeure partie de l&rsquo;arbre lorsqu&rsquo;il est tr\u00e8s vieux ou qu&rsquo;il souffre d&rsquo;une pathologie grave, en essayant ainsi de reformer la structure \u00e0 partir du garrot. Il n&rsquo;est pas conseill\u00e9 de le faire de mani\u00e8re radicale, car cela pourrait provoquer du stress.<\/p>\n<ul>\n<li>Ravageurs et maladies<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Tigre des amandes<\/strong> (<em>Monosteira unicostata<\/em>) : insecte h\u00e9t\u00e9ropt\u00e8re de forme ovale, de couleur gris-brun, avec une s\u00e9rie de taches dans des tons plus fonc\u00e9s. L&rsquo;apparence de la larve est tr\u00e8s similaire \u00e0 celle de l&rsquo;adulte, bien que plus petite et sans ailes. Pendant l&rsquo;hiver, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat adulte, il reste sous l&rsquo;\u00e9corce des arbres ou dans les sous-bois, puis redevient actif au printemps, o\u00f9 il se d\u00e9place pour occuper les feuilles. Les \u0153ufs sont pondus par la femelle, qui les d\u00e9pose sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, dans une zone proche de la nervure centrale. Une fois que les nymphes sont sorties des \u0153ufs, elles forment des colonies sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, o\u00f9 l&rsquo;on peut les voir piquer. Le maximum de la population co\u00efncide g\u00e9n\u00e9ralement avec le mois d&rsquo;ao\u00fbt, moment o\u00f9 la troisi\u00e8me et derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration est atteinte avant le retour du froid. Les sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre observ\u00e9s sur les feuilles, o\u00f9 l&rsquo;on observe une d\u00e9coloration jaune, qui finit par se dess\u00e9cher, conduisant \u00e0 une d\u00e9foliation marqu\u00e9e lorsque le niveau d&rsquo;infestation est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Les excr\u00e9ments sont visibles sur la face inf\u00e9rieure des feuilles sous forme de petits points noirs, ainsi que les restes de mues.<\/p>\n<p><strong>Moustique vert<\/strong> (<em>Jacobiasca lybica<\/em>) : esp\u00e8ce d&rsquo;h\u00e9mipt\u00e8re dont les adultes de couleur vert clair sont de forme allong\u00e9e, avec des ailes translucides. La larve a un aspect similaire, bien que de couleur blanche, qui \u00e9volue \u00e9ventuellement vers des nuances jaun\u00e2tres, tout en conservant la forme allong\u00e9e caract\u00e9ristique. Les ailes commencent \u00e0 appara\u00eetre \u00e0 partir du premier stade de la nymphe. Selon le stade auquel la crise survient, un type de symptomatologie sera d\u00e9clench\u00e9 ou un autre. Si elle se produit dans les premiers stades de d\u00e9veloppement des pousses, elle affectera les feuilles terminales, donnant lieu \u00e0 une d\u00e9coloration et \u00e0 une dessiccation marginale, dont la gravit\u00e9 sera plus ou moins prononc\u00e9e. Si, en revanche, l&rsquo;attaque se produit \u00e0 des stades plus avanc\u00e9s, les sympt\u00f4mes seront observ\u00e9s sur les feuilles d\u00e9j\u00e0 form\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Puceron vert<\/strong> (<em>Myzus persicae<\/em>) : homopt\u00e8re de couleur variable, allant de pratiquement incolore \u00e0 ros\u00e2tre, bien qu&rsquo;en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale il tende \u00e0 acqu\u00e9rir une coloration vert jaun\u00e2tre. La longueur des antennes tend \u00e0 \u00eatre la m\u00eame que celle du corps. Dans leur cycle de vie, les femelles, qui se reproduisent asexuellement par parth\u00e9nogen\u00e8se, atteignent leur population maximale au printemps, puis diminuent en \u00e9t\u00e9, pour augmenter \u00e0 nouveau en automne. Lorsque le froid arrive, ils se reproduisent de mani\u00e8re asexu\u00e9e, en produisant des \u0153ufs, qui sont d\u00e9pos\u00e9s sur l&rsquo;h\u00f4te et dont la forme est la plus r\u00e9sistante aux conditions hivernales. Dans les r\u00e9gions o\u00f9 les hivers sont plus doux, il n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;hiverner sous forme d&rsquo;\u0153ufs, de sorte que l&rsquo;on peut trouver des adultes et des nymphes tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e. Les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s sont dus au fait que la s\u00e8ve est leur source d&rsquo;alimentation, c&rsquo;est pourquoi ils provoquent un affaiblissement g\u00e9n\u00e9ral de la plante. En outre, les feuilles se recroquevillent, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elles s&rsquo;enroulent sur elles-m\u00eames. La s\u00e9cr\u00e9tion de miellat favorise la colonisation des feuilles par un champignon pathog\u00e8ne, qui forme une couche noire sur les feuilles, r\u00e9duisant ainsi l&rsquo;activit\u00e9 photosynth\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong>Cochenille<\/strong> (<em>Hyalopterus amygdali<\/em>) : insecte polyphage dont l&rsquo;h\u00f4te principal est l&rsquo;amandier, bien que pendant les mois de temp\u00e9ratures plus \u00e9lev\u00e9es il puisse se d\u00e9placer vers d&rsquo;autres plantes h\u00f4tes, ce qui signifie qu&rsquo;il a un cycle dio\u00efque. L&rsquo;adulte est apt\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il est d\u00e9pourvu d&rsquo;ailes, de couleur vert p\u00e2le et couvert de s\u00e9cr\u00e9tions cireuses blanches, d&rsquo;aspect farineux, qui lui donnent son nom. Les nymphes vertes sont \u00e9galement recouvertes de ces s\u00e9cr\u00e9tions, principalement sur les pattes et les antennes. Comme le puceron vert, elles hivernent sous forme d&rsquo;\u0153ufs et, en raison de la succion de la s\u00e8ve par les colonies, les feuilles sont enroul\u00e9es dans le sens de la longueur. Lors de la migration vers des h\u00f4tes secondaires, la reproduction asexu\u00e9e par parth\u00e9nogen\u00e8se a lieu<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mineuse des bourgeons et des fruits<\/strong> (<em>Anarsia lineatella<\/em>) : l\u00e9pidopt\u00e8re dont les larves passent l&rsquo;hiver dans divers creux de l&rsquo;\u00e9corce des arbres ou dans de petits trous pr\u00e9alablement creus\u00e9s par les larves. Ils prot\u00e8gent ces cavit\u00e9s avec des morceaux d&rsquo;\u00e9corce et des fils de soie. Lorsque les temp\u00e9ratures commencent \u00e0 augmenter, les larves \u00e9mergent et p\u00e9n\u00e8trent ensuite dans les bourgeons. Une fois leur d\u00e9veloppement termin\u00e9, ils se transforment en chrysalide \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un cocon de soie, d&rsquo;o\u00f9 \u00e9mergent les premiers adultes vers la fin du printemps. Au moment de la reproduction, la femelle pond des \u0153ufs, d&rsquo;o\u00f9 sortent les chenilles qui s&rsquo;attaquent aux fruits en creusant des galeries \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Les d\u00e9g\u00e2ts qu&rsquo;ils provoquent sur les amandiers sont moindres que sur d&rsquo;autres arbres fruitiers, comme les p\u00eachers, car les d\u00e9g\u00e2ts concernent principalement la pulpe du fruit et la partie qui peut \u00eatre utilis\u00e9e est la graine. Il peut provoquer une chute pr\u00e9matur\u00e9e des fruits, en raison d&rsquo;une acc\u00e9l\u00e9ration du processus de maturation.<\/p>\n<p><strong>Orugueta<\/strong> (<em>Ectomyelois ceratoniae<\/em>) : insecte l\u00e9pidopt\u00e8re polyphage, \u00e9galement connu sous le nom de barreneta. Les adultes sont gris fonc\u00e9 sur le corps et les ailes, qui pr\u00e9sentent \u00e9galement une s\u00e9rie de taches noires angulaires et sinueuses. Les chenilles, quant \u00e0 elles, sont de couleur ros\u00e9e avec une t\u00eate brun\u00e2tre. Les \u0153ufs, qui sont pondus par la femelle, sont d\u00e9pos\u00e9s dans le fruit, plus pr\u00e9cis\u00e9ment au point de rencontre des deux parties de l&rsquo;enveloppe ext\u00e9rieure du noyau. Une fois que les larves \u00e9mergent, elles p\u00e9n\u00e8trent dans le fruit par un trou entre la coque int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure, dont elles se nourrissent, et peuvent \u00e9galement atteindre les graines. Les vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 peau tendre, c&rsquo;est-\u00e0-dire celles qui s&rsquo;\u00e9pluchent plus facilement, sont les plus sensibles \u00e0 ce parasite. Lorsque les fruits sont verts, il est possible de distinguer dans le nombril du fruit une s\u00e9rie de fils et une sorte de sciure, qui correspondent aux d\u00e9jections des larves. Cependant, avec le temps, cela dispara\u00eet, rendant l&rsquo;attaque pratiquement imperceptible.<\/p>\n<p><strong>T\u00e9tranyques jaunes et rouges<\/strong> (<em>Eotetranychus carpini, Tetranychus urticae et Panonychus ulmi<\/em>) : acariens t\u00e9tranyques, dont les deux premiers se d\u00e9veloppent sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, tandis que l&rsquo;araign\u00e9e rouge se d\u00e9veloppe \u00e0 la fois sur la face inf\u00e9rieure et la face sup\u00e9rieure. E. carpini et T. urticae sont tr\u00e8s similaires en apparence, tous deux \u00e9tant jaunes et de forme ovale. Cependant, il existe quelques diff\u00e9rences, car E. carpini a des taches sombres de chaque c\u00f4t\u00e9 du corps, alors que T. urticae n&rsquo;a qu&rsquo;une seule grande tache sombre de chaque c\u00f4t\u00e9. Au cours de l&rsquo;hiver, bien que tous deux conservent leur forme adulte, le premier se r\u00e9fugie dans les crevasses et l&rsquo;\u00e9corce des arbres, tandis que le second se r\u00e9fugie dans la canop\u00e9e. Ils reprennent leur activit\u00e9 au printemps et ont plusieurs g\u00e9n\u00e9rations, qui forment des colonies dans les zones proches des nerfs des feuilles, o\u00f9 ils se nourrissent. P. ulmi passe l&rsquo;hiver sous la forme d&rsquo;un \u0153uf, pondu sur le tronc et les branches de l&rsquo;arbre. Il se distingue des esp\u00e8ces pr\u00e9c\u00e9dentes par sa coloration rouge\u00e2tre et par la pr\u00e9sence de poils sur la zone dorsale, appel\u00e9s quetas. En raison des piq\u00fbres faites par les acariens, les feuilles sont d\u00e9color\u00e9es. Dans le cas de l&rsquo;araign\u00e9e jaune, la coloration de la feuille devient jaun\u00e2tre, alors que lorsque l&rsquo;attaque est caus\u00e9e par l&rsquo;araign\u00e9e jaune, la couleur s&rsquo;estompe progressivement et on obtient une teinte terne. Ils peuvent m\u00eame provoquer une d\u00e9foliation importante, compromettant le bon d\u00e9veloppement de l&rsquo;activit\u00e9 photosynth\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong>Gu\u00eape<\/strong> (<em>Eurytoma amygdali<\/em>) : esp\u00e8ce d&rsquo;hym\u00e9nopt\u00e8re au corps mince et allong\u00e9 de couleur fonc\u00e9e, qui n&rsquo;a qu&rsquo;une seule g\u00e9n\u00e9ration par an, de grande importance, puisqu&rsquo;elle peut causer des pertes allant jusqu&rsquo;\u00e0 90% de la r\u00e9colte dans les vari\u00e9t\u00e9s les plus sensibles. Ils pr\u00e9sentent un dimorphisme sexuel, de sorte que les femelles sont plus grandes que les m\u00e2les. Au cours de l&rsquo;hiver, ils sont au stade larvaire \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la coque du fruit. Les amandes touch\u00e9es restent momifi\u00e9es sur l&rsquo;arbre jusqu&rsquo;au printemps, m\u00eame apr\u00e8s la r\u00e9colte. La ponte est effectu\u00e9e par les femelles, qui d\u00e9posent les \u0153ufs \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des fruits nouvellement pondus. Les larves qui sortent de l&rsquo;\u0153uf se nourrissent de la graine jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Les sympt\u00f4mes de ce ravageur comprennent une modification de la coloration des amandes, qui deviennent grises et ont l&rsquo;air d\u00e9shydrat\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Le ver \u00e0 t\u00eate blanche<\/strong> (<em>Capnodis tenebrionis<\/em>) : un col\u00e9opt\u00e8re noir avec des taches grises \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat adulte, qui pendant l&rsquo;hiver reste pr\u00e8s de l&rsquo;arbre, g\u00e9n\u00e9ralement au sol, et pendant le printemps monte \u00e0 la cime des arbres, o\u00f9 il se nourrit des pousses. La femelle pond ses \u0153ufs sur le sol pendant les mois d&rsquo;\u00e9t\u00e9, pr\u00e8s du tronc. Ce sont les larves qui causent les d\u00e9g\u00e2ts les plus importants, car elles creusent des galeries \u00e0 partir des racines, remontant progressivement et provoquant un affaiblissement progressif, ce qui entra\u00eene une baisse de la production. Il est possible de trouver des larves de l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du bois, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elles sont \u00e0 un stade de d\u00e9veloppement diff\u00e9rent. Si l&rsquo;attaque est tr\u00e8s grave, l&rsquo;arbre peut mourir. Tous les arbres touch\u00e9s sont plus sensibles aux attaques d&rsquo;autres parasites.<\/p>\n<p><strong>La chenille de l&rsquo;amandier<\/strong> <em>(Aglaope infausta)<\/em> : appartient \u00e0 l&rsquo;ordre des l\u00e9pidopt\u00e8res. Les chenilles, qui sont en dormance pendant l&rsquo;hiver, commencent \u00e0 appara\u00eetre lorsque la plante h\u00f4te commence \u00e0 bourgeonner. Elles peuvent alors commencer \u00e0 se nourrir des bourgeons et des feuilles les plus tendres. Cette activit\u00e9 se poursuit jusqu&rsquo;au milieu du printemps, lorsqu&rsquo;ils sont pleinement d\u00e9velopp\u00e9s. Elles forment ensuite des chrysalides d&rsquo;o\u00f9 sortent les papillons, dont la fonction principale est de se reproduire. Les \u0153ufs sont pondus dans des trous de l&rsquo;\u00e9corce. Une fois que les chenilles appartenant \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante ont \u00e9merg\u00e9, elles passent une courte p\u00e9riode \u00e0 se nourrir, puis passent les mois les plus chauds de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et les plus froids de l&rsquo;hiver \u00e0 l&rsquo;abri. Au cours des premiers stades, les larves ressemblent \u00e0 un ver de terre gris\u00e2tre, puis elles acqui\u00e8rent les nuances frappantes qui caract\u00e9risent cette esp\u00e8ce. Ils ont des protub\u00e9rances violettes avec des poils saillants, qui peuvent provoquer des r\u00e9actions de contact.<\/p>\n<p><strong>Chenille verte de l&rsquo;amandier<\/strong> <em>(Orthosia cerasi)<\/em> : l\u00e9pidopt\u00e8re dont l&rsquo;adulte est un papillon ail\u00e9 dont les couleurs varient du gris au brun-orange, avec deux grands stigmates comme signe distinctif, tandis que la chenille est verte et finement tachet\u00e9e. Les sympt\u00f4mes de ce parasite commencent \u00e0 appara\u00eetre au printemps, lorsque les adultes sortent des chrysalides, qui ont pass\u00e9 tout l&rsquo;hiver dans le sol. Les \u0153ufs sont ensuite pondus dans l&rsquo;arbre et \u00e9closent. Ce sont les larves qui causent les dommages les plus graves, car elles se nourrissent des amandes, qui n&rsquo;ont pas encore durci. Une seule larve peut m\u00eame se nourrir de plusieurs fruits, de sorte qu&rsquo;en cas d&rsquo;attaque massive, les niveaux de production peuvent \u00eatre consid\u00e9rablement r\u00e9duits. Ils ont une seule g\u00e9n\u00e9ration annuelle.<\/p>\n<p><strong>Pyrale des fruits<\/strong> (<em>Ruguloscolutys (Scolytus) amygdali<\/em>) : un col\u00e9opt\u00e8re au corps cylindrique et de couleur fonc\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat adulte. Contrairement \u00e0 certaines esp\u00e8ces, il n&rsquo;y a pas de dimorphisme marqu\u00e9 entre les m\u00e2les et les femelles. Deux g\u00e9n\u00e9rations se produisent la m\u00eame ann\u00e9e. Pendant l&rsquo;hiver, les larves s&rsquo;abritent dans le nid, qui est g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9 sous l&rsquo;\u00e9corce. La premi\u00e8re \u00e9mergence des adultes, apr\u00e8s un stade de nymphe, a lieu entre mai et juillet, suivie d&rsquo;une seconde \u00e9mergence \u00e0 la mi-ao\u00fbt. La femelle creuse une galerie dans l&rsquo;\u00e9corce o\u00f9 elle d\u00e9pose ses \u0153ufs, d&rsquo;o\u00f9 sortiront les larves qui, \u00e0 leur tour, creuseront de nouvelles galeries, qui s&rsquo;\u00e9largiront progressivement au cours de leur d\u00e9veloppement, pour aboutir \u00e0 ce qu&rsquo;on appelle une cellule nymphale. Pour la construction de ces tunnels, les femelles choisissent les arbres les plus vigoureux sur le plan v\u00e9g\u00e9tatif. Les d\u00e9g\u00e2ts qu&rsquo;ils causent sont dus aux trous d&rsquo;alimentation des adultes dans les jeunes pousses et bourgeons et aux d\u00e9g\u00e2ts li\u00e9s \u00e0 la cr\u00e9ation des galeries de reproduction susmentionn\u00e9es. Il en r\u00e9sulte un affaiblissement de l&rsquo;arbre.<\/p>\n<p><strong>N\u00e9matodes \u00e0 formation de branchies<\/strong> (<em>Meloidogyne spp.<\/em>) : comme leur nom l&rsquo;indique, il s&rsquo;agit de parasites internes \u00e0 formation de branchies, c&rsquo;est-\u00e0-dire de structures tumorales induites en r\u00e9ponse \u00e0 leur pr\u00e9sence, avec une croissance anormale par laquelle l&rsquo;arbre tente d&rsquo;isoler l&rsquo;attaque ou l&rsquo;infection. Les femelles sont \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9es comme des endoparasites s\u00e9dentaires. Leur cycle commence par un \u0153uf, dans lequel se d\u00e9roule la premi\u00e8re phase, atteignant ainsi le stade infectieux, qui p\u00e9n\u00e8tre dans le calyptra de la racine, s&rsquo;installant dans les zones proches des faisceaux vasculaires, point strat\u00e9gique o\u00f9 la nourriture leur est garantie. Trois autres mues suivent, donnant naissance aux adultes. A ce stade, on observe un dimorphisme net, les femelles prenant une forme globulaire, tandis que les m\u00e2les conservent une forme plus vermiforme.<\/p>\n<p><strong>Monilia ou pourriture brune<\/strong> (<em>Monilinia spp.<\/em>) : champignons ascomyc\u00e8tes consid\u00e9r\u00e9s comme l&rsquo;un des agents pathog\u00e8nes les plus importants, en raison des pertes \u00e9conomiques significatives qui y sont associ\u00e9es. Elle est caract\u00e9ris\u00e9e par la formation d&rsquo;un pseudostrome (<em>compactage hyphale<\/em>), g\u00e9n\u00e9ralement plat, qui d\u00e9clenche la formation de fructifications sporif\u00e8res, qui peuvent \u00eatre sexuelles ou asexu\u00e9es. Ces derni\u00e8res sont les plus courantes. Pendant l&rsquo;hiver, ils restent momifi\u00e9s dans les fruits, dans les tissus des branches infect\u00e9es, dans les p\u00e9doncules des fruits ou dans les chancres des branches. Parmi les sympt\u00f4mes qui caract\u00e9risent son infection, citons le roussissement ou le dess\u00e8chement des fleurs, produit par l&rsquo;infection par les spores ; le roussissement ou le dess\u00e8chement des pousses et des jeunes branches, cons\u00e9quence de l&rsquo;infection par les fleurs touch\u00e9es, qui atteint l&rsquo;\u00e9corce de la branche \u00e0 travers les p\u00e9doncules des fruits, en faisant appara\u00eetre des taches brunes qui affaissent la zone, provoquant une perte de turgescence, qui s&rsquo;\u00e9tend progressivement ; la formation de chancres, due \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du champignon par le biais de blessures ant\u00e9rieures dues au froid ou de traitements pesticides, entre autres ; et, enfin, la pourriture des fruits, qui est le sympt\u00f4me le plus grave et qui est \u00e9galement produite par l&rsquo;infection par les fleurs contamin\u00e9es au d\u00e9part. Lorsque les fruits sont verts, ils sont plus r\u00e9sistants \u00e0 l&rsquo;infection, ce qui est perdu lorsque le fruit m\u00fbrit. Bien que l&rsquo;infection commence superficiellement par l&rsquo;apparition de taches brunes en surface, la graine, si elle est touch\u00e9e, finira par pourrir ou perdre sa capacit\u00e9 de germination.<\/p>\n<p><strong>Criblage<\/strong> (<em>Coryneum beijerinckii<\/em>) : champignon qui s&rsquo;attaque \u00e0 diff\u00e9rentes parties de l&rsquo;arbre, comme les feuilles, les fruits et les branches. Pendant les mois o\u00f9 les temp\u00e9ratures sont plus \u00e9lev\u00e9es, cette esp\u00e8ce reste dans un \u00e9tat d&rsquo;inactivit\u00e9, puis entre dans une deuxi\u00e8me phase plus active en automne, lorsque les temp\u00e9ratures baissent et que l&rsquo;humidit\u00e9 de l&rsquo;environnement augmente. En hiver, le champignon reste sur les \u00e9cailles des bourgeons atteints ou sur les pousses sous forme de myc\u00e9lium. Au d\u00e9but du printemps, la sporulation commence \u00e0 partir de ces points. Les spores sont dispers\u00e9es par l&rsquo;action de la pluie et du vent, c&rsquo;est pourquoi dans les printemps o\u00f9 les pr\u00e9cipitations sont plus importantes, la propagation du champignon augmente. Les sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre observ\u00e9s dans tous les endroits infect\u00e9s, o\u00f9 apparaissent des taches rouges \u00e0 brunes, qui finissent par se n\u00e9croser. Sur les feuilles, ces taches se dess\u00e8chent et se d\u00e9tachent, donnant lieu \u00e0 des perforations qui donnent \u00e0 la pathologie son nom de granulation. Les attaques s\u00e9v\u00e8res provoquent une d\u00e9foliation, qui peut m\u00eame r\u00e9duire l&rsquo;activit\u00e9 photosynth\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong>L\u00e8pre<\/strong> (<em>Taphrina deformans<\/em>) : champignon parasite \u00e9galement appel\u00e9 Exoascus deformans, qui affecte principalement les feuilles. Son cycle de vie est caract\u00e9ris\u00e9 par diff\u00e9rents changements morphologiques. C&rsquo;est d&rsquo;abord un champignon unicellulaire saprophyte, qui devient ensuite un champignon filamenteux, phase qui repr\u00e9sente le stade parasitaire. Il a la capacit\u00e9 de rester pendant l&rsquo;hiver sous forme d&rsquo;ascospores \u00e0 la surface de la plante, restant ainsi en dormance jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du printemps. Les sympt\u00f4mes, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;elle affecte les feuilles, sont l&rsquo;apparition de bosses jaun\u00e2tres, qui finissent par prendre des tons rouge\u00e2tres et se d\u00e9forment compl\u00e8tement. Ces d\u00e9formations sont dues \u00e0 une stimulation du niveau de croissance et de division cellulaire, au-del\u00e0 des valeurs consid\u00e9r\u00e9es comme normales. Un duvet blanch\u00e2tre appara\u00eet sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, qui devient plus visible \u00e0 mesure que l&rsquo;infection progresse.<\/p>\n<p><strong>Tache ocre<\/strong> (<em>Polystigma ochraceum<\/em>) : champignon pathog\u00e8ne qui entra\u00eene une d\u00e9foliation pr\u00e9coce de l&rsquo;arbre, qui co\u00efncide avec les mois d&rsquo;\u00e9t\u00e9, en raison des temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es et des besoins en eau. En cons\u00e9quence, la r\u00e9colte est affect\u00e9e, car la capacit\u00e9 \u00e0 assurer la fonction photosynth\u00e9tique est perdue, emp\u00eachant ainsi le stockage des r\u00e9serves pour la nouaison ult\u00e9rieure. Cette affectation se produit au printemps, par le biais de la sporulation, apr\u00e8s un hiver au cours duquel le champignon continue d&rsquo;\u00e9voluer, une fois les feuilles tomb\u00e9es au sol. Les sympt\u00f4mes apparaissent donc sur les feuilles o\u00f9 se forment des taches brunes qui, en \u00e9t\u00e9, prennent des teintes rouge\u00e2tres. Au fil du temps, les taches finissent par se n\u00e9croser, apr\u00e8s avoir augment\u00e9 d&rsquo;\u00e9paisseur.<\/p>\n<p><strong>Chancre<\/strong> (<em>Phomopsis amygdali<\/em>) : un champignon dont l&rsquo;infection se propage au printemps, lorsque la pluie, la ros\u00e9e et une forte humidit\u00e9 provoquent une gouttelette qui transporte les spores d&rsquo;une pousse \u00e0 l&rsquo;autre. Cela favorise l&rsquo;infection dans la partie inf\u00e9rieure de la canop\u00e9e des arbres. Les infections peuvent \u00e9galement survenir en automne, lors de la chute des feuilles. Le sympt\u00f4me le plus caract\u00e9ristique et visuel est le dess\u00e8chement des pousses affect\u00e9es. Si l&rsquo;attaque est tr\u00e8s grave, toute la partie inf\u00e9rieure de l&rsquo;arbre peut se dess\u00e9cher, ce qui lui donne un aspect facilement reconnaissable. Des chancres ovales et brun\u00e2tres se forment sur les branches touch\u00e9es et se propagent autour des bourgeons. Ils peuvent \u00eatre confondus avec ceux caus\u00e9s par les monilia (Monilinia spp.), d\u00e9crits pr\u00e9c\u00e9demment. Le champignon produit \u00e9galement une toxine qui, lors de son transport dans la s\u00e8ve, d\u00e9clenche la fermeture des stomates, ass\u00e9chant ainsi les pousses vers le bas. La n\u00e9crose des feuilles est peu fr\u00e9quente.<\/p>\n<p><strong>Anthracnose<\/strong> (<em>Colletotrichum acutatum<\/em>) : agent pathog\u00e8ne dont la pr\u00e9sence est rare dans les zones de culture traditionnelles, bien que, compte tenu des conditions climatiques n\u00e9cessaires, il puisse devenir tr\u00e8s important. Dans les p\u00e9riodes les plus d\u00e9favorables, il reste momifi\u00e9 sur le fruit ou sous forme de myc\u00e9lium sur le bois et les pousses. C&rsquo;est pendant la nouaison que les premi\u00e8res infections commencent, co\u00efncidant avec l&rsquo;arriv\u00e9e de temp\u00e9ratures plus favorables et l&rsquo;augmentation des pr\u00e9cipitations. Elle affecte les fleurs, les fruits, les feuilles et les pousses, bien que le sympt\u00f4me le plus courant apparaisse sur les fruits, o\u00f9 se forment des l\u00e9sions circulaires, l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9prim\u00e9es et de couleur orange. Au d\u00e9but du d\u00e9veloppement de la pathologie, les pousses et les branches avec des fruits infect\u00e9s pr\u00e9sentent un jaunissement et une dessiccation des feuilles. On pense que la mort des branches, ainsi que la dessiccation des feuilles, sont dues \u00e0 la production de toxines par le champignon.<\/p>\n<p><strong>Rouille<\/strong> (<em>Tranzschelia pruni-spinosae<\/em>) : champignon basidiomyc\u00e8te, qui ne peut accomplir son cycle que sur deux h\u00f4tes diff\u00e9rents, correspondant \u00e0 des plantes herbac\u00e9es dans la premi\u00e8re phase, puis \u00e0 des esp\u00e8ces ligneuses. Malgr\u00e9 cela, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une des pathologies les plus importantes, car elle a tendance \u00e0 se produire de mani\u00e8re plus sporadique, bien que dans des conditions de forte humidit\u00e9, elle puisse causer des dommages plus graves, entra\u00eenant un niveau \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9foliation. L&rsquo;infection des nouvelles feuilles ayant lieu au printemps, l&rsquo;agent pathog\u00e8ne doit \u00eatre maintenu sous forme de spores de r\u00e9sistance sur les feuilles tomb\u00e9es ou sous forme de myc\u00e9lium sur les branches touch\u00e9es pendant les mois o\u00f9 les conditions sont moins favorables. Sa pr\u00e9sence est facilement d\u00e9tectable sur la face sup\u00e9rieure des feuilles, o\u00f9 apparaissent de nombreuses petites taches jaun\u00e2tres. Des pustules brunes se forment sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, qui contiennent les spores.<\/p>\n<p><strong>Verticillium dahliae<\/strong> (<em>Verticillium dahliae<\/em>) : maladie provoqu\u00e9e par l&rsquo;action du champignon pathog\u00e8ne qui lui donne son nom, qui entra\u00eene une d\u00e9coloration et un enroulement des feuilles. Elle peut m\u00eame entra\u00eener la mort de l&rsquo;arbre, car ses branches se dess\u00e8chent progressivement. La transmission peut se faire entre des arbres de la m\u00eame esp\u00e8ce ou par contagion \u00e0 travers un h\u00f4te, comme les esp\u00e8ces adventices et d&rsquo;autres esp\u00e8ces cultiv\u00e9es dans des zones voisines. Le champignon infecte l&rsquo;arbre par les racines, en profitant des l\u00e9sions \u00e0 la surface de l&rsquo;arbre caus\u00e9es par les travaux effectu\u00e9s par l&rsquo;agriculteur ou par l&rsquo;action d&rsquo;autres \u00eatres vivants, comme les insectes ou les n\u00e9matodes. Une fois qu&rsquo;il a atteint l&rsquo;int\u00e9rieur, le myc\u00e9lium du champignon se propage relativement rapidement dans le syst\u00e8me vasculaire, en provoquant une r\u00e9action aux substances visqueuses produites par l&rsquo;agent pathog\u00e8ne, qui obstruent les vaisseaux conducteurs.<\/p>\n<p><strong>Pourriture du collet<\/strong> (<em>Phytophthora spp.<\/em>) : genre comprenant diverses esp\u00e8ces, toutes oomyc\u00e8tes, qui provoquent le fl\u00e9trissement et peuvent rester dans le sol pendant plusieurs ann\u00e9es en l&rsquo;absence d&rsquo;h\u00f4te, surtout dans les couches sup\u00e9rieures, sur des substrats organiques tels que les d\u00e9bris v\u00e9g\u00e9taux et l&rsquo;humus. Les facteurs les plus favorables \u00e0 son d\u00e9veloppement sont les temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es et un exc\u00e8s d&rsquo;eau. En hiver, on le trouve sur les racines, tubercules et bulbes infect\u00e9s ou dans le sol, sous diff\u00e9rentes formes. Il est transmis par le vent et la pluie, ce qui le fait tomber sur le sol, o\u00f9 il se propage, ce qui explique pourquoi il est plus r\u00e9pandu dans les zones irrigu\u00e9es. Il p\u00e9n\u00e8tre dans l&rsquo;h\u00f4te \u00e0 partir de blessures de surface non prot\u00e9g\u00e9es ou d&rsquo;ouvertures naturelles. Les sympt\u00f4mes se concentrent sur le collet et les racines principales, qui pourrissent progressivement et l&rsquo;\u00e9corce se d\u00e9shydrate, prenant une couleur sombre. La maladie progresse relativement facilement et les arbres qui en sont atteints pr\u00e9sentent un affaiblissement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, une chute des feuilles, un fl\u00e9trissement, un mauvais calibre et une mauvaise maturation des fruits, un effondrement et m\u00eame la mort. Tous ces sympt\u00f4mes d\u00e9pendent de la gravit\u00e9 et du niveau d&rsquo;affectation.<\/p>\n<p><strong>Pourriture des racines<\/strong> (<em>Armillaria mellea)<\/em> : un champignon qui peut \u00eatre pathog\u00e8ne pour certaines esp\u00e8ces, comme les amandiers, mais qui est comestible pour l&rsquo;homme. Comme son nom commun l&rsquo;indique, il provoque la pourriture des racines, bien que les principaux sympt\u00f4mes soient observ\u00e9s dans les couronnes des arbres et, bien s\u00fbr, dans le fl\u00e9trissement et m\u00eame la mort des branches. En bref, elle provoque la mort de la plante en raison de la perte de sa capacit\u00e9 \u00e0 absorber, par les racines, les nutriments et l&rsquo;eau n\u00e9cessaires \u00e0 sa survie. Elle est fr\u00e9quente dans les cultures pratiqu\u00e9es sur des sols compacts, lourds et humides qui ont tendance \u00e0 l&rsquo;asphyxie des racines, ainsi que dans les jeunes plantations \u00e9tablies dans des zones ayant d\u00e9j\u00e0 fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exploitation foresti\u00e8re. Les racines commencent \u00e0 changer de couleur, devenant plus brunes, suivies d&rsquo;un noircissement de l&rsquo;\u00e9corce. Tous les tissus dans lesquels le parasite s&rsquo;est propag\u00e9 se d\u00e9sint\u00e8grent, se transformant en une masse fibreuse. Lorsque l&rsquo;infection atteint les racines pr\u00e8s du cou, elle peut progresser vers la base du tronc, o\u00f9 appara\u00eet une l\u00e9sion qui se manifeste par des exsudations de s\u00e8ve ou de gomme.<\/p>\n<p><strong>Tache bact\u00e9rienne des arbres fruitiers \u00e0 noyau<\/strong> (<em>Xanthomonas arboricola<\/em>) : esp\u00e8ce de prot\u00e9obact\u00e9rie, dont les sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre confondus entre diff\u00e9rentes esp\u00e8ces, ainsi qu&rsquo;avec ceux d&rsquo;autres bact\u00e9ries ou champignons, entre autres. Bien que dans des conditions optimales, aucune vari\u00e9t\u00e9 ne soit r\u00e9sistante, il existe diff\u00e9rentes sensibilit\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire que des arbres pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes tr\u00e8s graves peuvent se trouver \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;autres pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes plus l\u00e9gers. Des infections latentes sont \u00e9galement possibles, ce qui signifie que bien que l&rsquo;arbre soit infect\u00e9, les sympt\u00f4mes ne se d\u00e9clenchent pas. Les feuilles pr\u00e9sentent des taches d\u00e9limit\u00e9es par des nerfs secondaires, que l&rsquo;on peut voir aussi bien sur la face sup\u00e9rieure que sur la face inf\u00e9rieure des feuilles, ce qui entra\u00eene un jaunissement des feuilles. On observe \u00e9galement une d\u00e9foliation importante. Sur les fruits, il y a des taches entour\u00e9es d&rsquo;un halo jaune, qui avec le temps se n\u00e9crosent, provoquant l&rsquo;\u00e9mission de gomme.<\/p>\n<p><strong>Galles ou tumeur du cou<\/strong> (<em>Agrobacterium tumefaciens<\/em>) : Prot\u00e9obact\u00e9rie, \u00e9galement appel\u00e9e Rhizobium radiobacter, qui d\u00e9clenche la formation de tumeurs appel\u00e9es galles, qui se d\u00e9veloppent principalement dans la zone o\u00f9 les racines et la tige se rencontrent, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans le cou. Le pathog\u00e8ne atteint les petites blessures par lesquelles il entre, guid\u00e9 par les ph\u00e9nols expuls\u00e9s par la plante. Il peut survivre dans le sol en tant qu&rsquo;organisme saprophyte pendant des ann\u00e9es, se nourrissant de diverses mati\u00e8res en d\u00e9composition. En automne et en hiver, son activit\u00e9 cesse, pour reprendre lorsque les conditions sont plus favorables. Les sympt\u00f4mes de cette maladie font qu&rsquo;elle peut \u00eatre confondue avec des dommages caus\u00e9s par des maladies fongiques des racines, comme Armillaria mellea, ou dus \u00e0 des carences nutritionnelles. Les seuls sympt\u00f4mes externes que l&rsquo;on peut observer sont autour du col. L&rsquo;affaiblissement progressif de l&rsquo;arbre est li\u00e9 \u00e0 la difficult\u00e9 de circulation de la s\u00e8ve, qui peut m\u00eame entra\u00eener la mort de la plante. Les pertes les plus importantes se produisent dans les p\u00e9pini\u00e8res, car les jeunes plants sont beaucoup plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2018, l&rsquo;Espagne \u00e9tait le troisi\u00e8me producteur d&rsquo;amandes au monde, avec un volume de r\u00e9colte de 4 %, les \u00c9tats-Unis \u00e9tant les premiers, avec 80 %. Ce fait a ses avantages, \u00e9tant donn\u00e9 que ses mod\u00e8les de culture peuvent \u00eatre pris comme point de r\u00e9f\u00e9rence pour ceux qui envisagent de se lancer. 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